enfance, Toucher, Un peu de tout

Hommage.

Il y a juste un an.

Le 25 mai 2017, un vieux monsieur de 98 ans est mort sans qu’aucun média n’en parle. Il était important pourtant.

C’est grâce à ce monsieur là  que nos enfants naissent aujourd’hui de manière plus douce, sans être frappés ou tenus la tête à l’envers par les pieds (on pensait alors qu’un nouveau-né devait hurler à la naissance).

C’est grâce à  Frédérick Leboyer qu’on pose le bébé sur le ventre de sa mère (ou de son père) quand il est sorti. On appelle cela du peau à peau et c’est une pratique très répandue désormais dans les maternités, en Belgique, en France, comme ailleurs.

Pour le présenter, on pourrait dire de lui qu’il était obstétricien. Mais ce serait très réducteur. C’était un poète, un humaniste, un penseur.

Controversé à  l’époque, Frédérick Leboyer avait fini par rendre son diplôme de médecin. Pourtant des études ne cessent de confirmer ses intuitions, comme le fait que les nouveau-nés ressentent la douleur, au même titre que les adultes.

Je vous invite à continuer la lecture de ce bel article qui lui rend hommage, article écrit par Renée Greusard en cliquant ICI.

C’est aussi lui qui écrivait la préface d’un livre clé sur « la Peau et le Toucher. Un premier langage » d’Ashley Montagu.

Voici un livre qui s’annonce comme un ouvrage de psychologie expérimentale et qui se lit comme un roman.

On y va de surprise en surprise, de découverte en découverte. Et de prise de conscience en prise de conscience. Au point que, la surprise passée, on reste profondément troublé.

(…) Sans aucun doute, après la lecture de ce livre il n’est plus possible pour quiconque de considérer le nouveau-né comme un objet, comme une chose.

Merci Monsieur Leboyer, poète accoucheur.