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Revue de presse

Ce n’est pas encore la gloire mais ça s’en rapproche ;-).

Deux articles parus ces derniers mois, l’un dans le Bulletin de liaison de la Coordination des Ecoles de Devoirs « A feuille T » n°234

Pour le lire au complet ICI

Pour lire l’article Pages 19-20 de aft_234

L’autre dans le Bagje info n°73, le bulletin de liaison de l’ASBL Badje, Bruxelles Accueil et Développement pour la Jeunesse et l’Enfance, une fédération pluraliste bruxelloise active dans le secteur de l’accueil des enfants et des jeunes.

Avec un dossier consacré au « Yoga, pleine conscience… : pour un accueil en toute sérénité »

Pour lire le n° au complet ICI

Pour lire l’article badje_info_73 31

Bonne lecture.

dessin-presse

école, enfance, RYE, Un peu de tout, yoga, yoga à l'école

Du yoga pour être mieux dans sa tête et mieux apprendre

Découvrez le reportage réalisé par France 3 Île-de-France dans le cadre de la Semaine du yoga dans l’éducation au sein de deux collèges de la région : dans le 20ème arrondissement de Paris et à Villejuif (94).

à découvrir ICI

 

 

 

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La semaine du yoga dans l’éducation

Si vous y participez, merci de me le tenir au courant.

Découvrir le « Yoga à l’école »

  • Une association : L’association RYE (Recherche sur le Yoga dans l’Education) propose des formations pour enseignants tout au long de l’année, et lors d’un séminaire d’été. Elle a des branches en Belgique et en Italie.
  • plusieurs livres: voir ma bibliothèque

respiration du thorax

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Fermer les yeux pour apprendre

Vendredi j’ai eu le plaisir de commencer mon année scolaire en animant les ateliers Pause-relaxation dans deux classes de l’école Sainte-Marie à Schaerbeek. Que du bonheur de voir l’attention et de sentir l’enthousiasme des élèves. Que d’émotion aussi de revoir les élèves qui avaient participé aux ateliers il y a deux ans, qui ont bien grandi et qui, par un large sourire, me témoignaient leur sympathie.

Pour commencer l’année, j’ai envie de partager avec vous cet article écrit par Lucie Barriault présentant le travail de Jennifer L. Roberts, professeure à l’Université Harvard, est une adepte, comme moi du « think slow ».

Il est important d’offrir aux élèves des moments où ils peuvent se relaxer et apprendre à respirer en silence; apprendre à être présents. Lorsqu’ils sont plus présents, ils sont plus disponibles pour apprendre.

Jennifer L. Roberts, professeure à l’Université Harvard, est une adepte du « think slow ». Ses étudiants en histoire de l’art ont gouté à sa médecine, en contemplant en silence une œuvre d’art pendant trois heures consécutives. Cette tâche, pouvant paraitre simpliste ou dépourvue de sens, a pourtant permis aux étudiants de comprendre la philosophie de leur professeure : ce qui permet réellement d’apprendre, c’est le temps et la patience stratégique. La stratégie mise de l’avant par Roberts est un exemple de ce que l’on nomme l’éducation basée sur la pleine conscience (« mindful-based » education). Cette approche prend plusieurs formes, comme la visualisation et les techniques de respiration associées à la méditation.

Ces techniques amènent les élèves à « ralentir » l’activité de leur corps et de leur cerveau, en les rendant plus conscients de leurs pensées, des sensations et des émotions qu’ils ressentent et de leur environnement immédiat.

Des résultats de recherche concluants

Plusieurs recherches montrent les effets positifs d’une telle approche. À titre d’exemple, dans une étude menée en 2008, on a expérimenté les effets des techniques de méditation axées sur la concentration (concentration-based meditation) en contexte de classe. Pour ce faire, on a séparé 56 étudiants en deux groupes. Les étudiants de l’un des groupes étaient amenés à mettre en pratique des techniques de méditation. À la fin de l’expérimentation, les élèves de ce groupe avaient obtenu des résultats scolaires significativement supérieursà ceux du groupe contrôle (consultez le rapport de recherche).

Une autre étude, dont les résultats ont été publiés dans la revue Psychological Science en 2012, a montré que des étudiants qui avaient pris part à un entrainement de deux semaines axé sur la pleine conscience avaient obtenu de meilleurs résultats à des épreuves de mémorisation et de compréhension en lecture.

Joanne Bagshaw, professeure associée de psychologie au College Montgomery, a observé des résultats similaires auprès de ses étudiants. Elle attribue ces résultats au fait d’avoir enseigné aux jeunes à gérer leur stress, ce dernier étant exacerbé par l’utilisation excessive des technologies. Le spécialiste des neurosciences Daniel J. Levitin soutient en effet que le multitâche aurait un effet sur le cerveau en augmentant considérablement la production de cortisol et d’adrénaline; hormones associées au stress.

À la fin de ses cours, Bagshaw éteint les lumières et demande un moment de silence à ses étudiants, tout en les amenant à se concentrer sur leur respiration. Un geste simple qui semble toutefois présenter un potentiel intéressant pour l’apprentissage et le bien-être des individus.

[Consultez l’article]en anglais

 

Un peu de tout, yoga, yoga à l'école

Comment faire méditer les enfants ?

Ecrit par Pascale SENK

Paru dans Le Figaro du 10 octobre 2016

Les bienfaits de l’assise et du silence enseignés dès le plus jeune âge sont désormais scientifiquement prouvés. Encore faut-il bien les utiliser.

         SEVE. Comme la sève qui aide les arbres à s’élever. Tel est le nom de la Fondation Savoir Etre et Vivre Ensemble qui désormais fédère toutes les initiatives visant à promouvoir l’attention chez les enfants. Conçue et impulsée par Martine Roussel-Adam et le philosophe Frédéric Lenoir, placée sous l’égide de la Fondation de France, elle va notamment permettre la formation d’adultes qui initieront les jeunes enfants, dans le cadre scolaire, à la méditation et à la philosophie. « Un renouvellement de l’éducation » annoncent ses créateurs.

Ce recours à la méditation auprès d’enfants souvent considérés comme de plus en plus agités et hyperactifs apparaît désormais comme le sésame qu’attendaient des parents et enseignants déboussolés par cette génération « digitale ». On ne compte plus les manuels imitant le premier à avoir été reconnu par le grand public, «Calme et attentif comme une grenouille» de la thérapeute néerlandaise Eline Snel (ed les Arènes, vendu à plus de 120 000 exemplaires). Les enfants sont invités à être « sereins », à avoir « un cœur tranquille et sage ». Des contes, mais aussi des relaxations guidées, deviennent des outils  permettant de leur apprendre à « revenir à l’intérieur d’eux–mêmes ».

Bien sûr, cela a tout d’un effet de mode et, comme le note le psychiatre Alain Braconnier, qui reçoit des enfants et adolescents depuis plusieurs décennies, « chaque époque a sa mode venant colorer un intérêt légitime pour l’enfant ».

Il se trouve aussi qu’en matière de méditation, celle-ci, qui suscitait énormément de méfiance quand elle était transmise par des traditions spirituelles – des parents faisant méditer leurs enfants couraient le risque d’être dénoncés comme appartenant à une secte –  se retrouve aujourd’hui dotée de mille vertus, toutes prouvées scientifiquement. Sa pratique régulière permet donc (en vrac et dans un relevé non exhaustif..) de compléter avantageusement les traitements anxiolytiques chez les ados, de diminuer les sentiments dépressifs chez les étudiants, d’améliorer la qualité de vie des personnes atteintes d’inflammation du colon, et de réduire l’isolement des seniors…. Pourquoi, dès lors, ne pas l’enseigner dès le plus jeune âge ?

Désormais, et notamment dans les pays anglo-saxons, la méditation est rentrée dans les écoles où elle offre même une alternative bienvenue aux traditionnelles « heures de retenue » pour les élèves les plus turbulents. A l’école primaire Robert W. Coleman de Baltimore, aux États-Unis, on enseigne à ces enfants la pratique de la méditation et les exercices de respiration, tout en les encourageant à parler à des comportementalistes.

En France, l’agrément accordé en 2013 à la pratique du yoga en classe a permis l’initiation de pratiques méditatives aux plus jeunes. Comme le rappelle Jacques de Coulon, philosophe qui, avec Micheline Flak, dès 1978, a conçu ces programmes puis écrit Le Manuel du yoga à l’école  (Payot), « méditer c’est tout simplement être attentif et pour Simone Weil, notamment,  le but des écoles était justement de permettre le développement de l’attention ». Pour cet expert, il est possible de faire méditer un enfant en écoutant le chant des oiseaux lors d’une promenade, ou en marchant de manière consciente, en lui apprenant juste à être conscient de son souffle et de son corps… « Attention, prévient-il, cela doit rester du plaisir. Si on force l’enfant à rester immobile ou à regarder un grain de riz pendant de longues séances,  on court le risque d’ajouter une activité « de contrainte » à son agenda déjà très chargé ! ».

Autre bémol, celui relevé par Alain Braconnier concernant des parents qui, rêvant eux mêmes d’être moins stressés, font preuve « d’adulto-morphisme » en projetant leur propre besoin de calme sur leur progéniture. Le risque serait alors qu’ils essaient de convaincre les plus jeunes d’une pratique qui serait à prendre comme un procédé magique : « La capacité à s’intérioriser, à rentrer à l’intérieur de soi pour contacter son imaginaire et rêvasser, tout enfant l’a naturellement ! Et lorsqu’il est anxieux et stressé, il  a besoin de faire du sport, de jouer et surtout de se sentir accompagné » rappelle le psychiatre.

Pas de forçage donc, pas de séances trop longues mais l’apprentissage d’une technique d’hygiène de vie très simple : savoir se reconnecter à son corps et à sa respiration pour apaiser son esprit…Telles sont les formes que peut prendre cette initiation aux plus jeunes. En n’oubliant pas qu’avec les plus petits, l’imitation des postures des animaux, amusante, est une source d’inspiration majeure.

Pascale SENK

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Quelques nouveaux livres dans ma bibliothèque

Je l’attendais depuis longtemps: l’adaptation française du livre de Marijke Sluijter « Aanraken een levensbehoefte » est enfin sorti de presse ( chez Chroniques sociales)

« Le toucher un besoin vital. Stimulation tactile à l’école et en centre d’accueil »

Ce grand travail de traduction et d’adaptation c’est Bernadette Colard qui s’en est chargée pendant de longs mois avec en final la complicité de quelques amis correcteurs. Pour mieux diffuser le livre Bernadette a créé un blog.  Allez le découvrir: il y a quelques pages en présentation.

Le livre est très inspirant, j’y ai puisé pas mal d’idée d’activités. Et puis ce qui n’est pas commun, il propose aussi des exercices pour les plus grands, pour les ados, avec des recommandations utiles pour aborder le toucher avec cette tranche d’âge.

Autre livre : « Pour une enfance heureuse. Repenser l’éducation à la lumière des dernières découvertes sur le cerveau » de Catherine Gueguen, pédiatre, spécialisée  dans le soutien à la parentalité. Véritable plaidoyer en faveur d’une éducation bienveillante qui remet en cause nombre d’idées reçues. Un très bon livre avec une bibliographie complète et les références scientifiques (chez Pocket)

Un petit livre trouvé chez Jouvence: « Relaxation et détente des enfants. Un chemin pour grandir » de Philippe Barraqué. Sa particularité ? Philippe Barraqué est musicologue, musicothérapeute et chanteur. Il initie les futurs enseignants aux méthodes de relaxation par les thérapies vocales. Il encourage la relaxation parents-enfants, le chant, les comptines. Les exercices sont plutôt adressés aux familles.

Un livre un peu « fourre-tout » de France Hutchison (chez Béliveau) « 100 jeux avec Namasté. pour la concentration, les émotions et la socialisation des enfants ». Illustré de photos et de dessins.

Un peu fourre-tout car elle brasse large: thérapie des couleurs, chakras, feng shui, pouvoir du son, yoga du rire, massages … mais j’ai un faible pour son petit singe Namasté. Il existe aussi un site en français : peda yoga

Et pour terminer un livre en Néerlandais: « Nelsons Yogaboek. Een doe-het-samen-boek met 24 yogaspelletjes voir kleine en grote avonturiers » de Leen Demeulenaere et Laura Van Bouchout avec les illustrations de Emma Thyssen. Un chouette livre avec plein d’idées d’ateliers bien-être.

Voilà parmi les plus intéressants (ça n’engage que moi), car quel foisonnement dans la parution de livres sur le bien-être des enfants… pas simple de choisir ! Preuve s’il en est que le sujet est bien diffusé, c’est plutôt bon signe. Si vous trouvez d’autres livres dignes d’intérêt, merci de me le faire savoir par l’intermédiaire de ce blog.

Bel été à tous et toutes.

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Les multiples bénéfices de la pratique de la pause-relaxation en classe

Offrir aux enfants une pause-relaxation à l’école sous forme de yoga, méditation et massages est devenu pratique courante aux Etats-Unis et au Canada, où de nombreuses études en ont démontré les bienfaits sur le développement général et l’apprentissage des élèves.

Une étude scientifique menée par une chercheuse en psychologie de l’Université de la Colombie-Britannique, Kimberly Schonert-Reichl, en exprime l’impact : « Ce que nous avons constaté, précise la chercheuse, c’est que le programme améliore le bien-être des enfants, le contrôle qu’ils ont d’eux-mêmes et leur capacité à gérer leur stress, il développe l’empathie et l’entraide entre les élèves et, autre fait surprenant, 15% des enfants ont eu de meilleurs résultats lors des examens en mathématiques ».

Il m’a donc semblé essentiel de mettre au point une méthode ludique, abordable par tous et adaptée aux enfants de 4 à 12 ans.

respiration du thorax

La pause-relaxation offre aux jeunes enfants des clés pour apprendre à réguler leur énergie, leur relation avec les autres et leurs émotions alors qu’ils abordent la vie sociale et (pré)-scolaire. Elle est basée sur des exercices courts, très imagés et qui alternent des mouvements et des périodes de calme.

Des gestes simples, des exercices de respiration consciente, des comptines, des mouvements, des (auto-)massages prennent très vite place dans la vie quotidienne de la classe. L’enfant peut se reconnecter dans le calme à son intériorité et se réconcilier avec ses besoins fondamentaux de découverte, de reconnaissance et de communication.

Deux formules sont proposées aux écoles maternelles et primaires,les animations en classe ou les formations.

Les instituteurs en parlent:

« L’idéal serait que tous les enfants commencent en 1ère année et continuent chaque année quelques séances avec l’animatrice »

« Les élèves peuvent s’exprimer, bouger, faire travailler l’entièreté de leur corps »

« Tout à fait concret. facile à refaire pour nous. Excellentes idées »

et les élèves (comme les instituteurs) en profitent !

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